Agenda UPT : Le 20 septembre au Bijou Conférence-débat : « Quel syndicalisme pour demain ? »

La Fondation Copernic 31 et l’Université Populaire de Toulouse invitent Louis-Marie Barnier le mardi 20 septembre à 20H30 au Bijou, 123 avenue de Muret, Toulouse.

Il y aura beaucoup à débattre après cette séquence de mobilisations de grande ampleur, qui s’inscrit dans la continuité des mouvements de 1995, 2003, 2010. La reprise en main des enjeux politiques de la période par une part croissante de la population n’est pas la moindre de ces évènements face à un gouvernement de gauche. Le mouvement syndical a joué sa partition, offrant un cadre continu de mobilisation. La négociation ramenée au niveau des entreprises en devient un élément compétitif. La transformation du syndicalisme, du rôle que la société entend lui faire jouer et par là même du rapport collectif de travail et dans un contexte néolibéral, a été un des enjeux centraux. Le néolibéralisme s’est confirmé comme un projet global de société dont le syndicalisme deviendrait un des supporters. Le syndicalisme tient sa légitimité en France de deux mécanismes complémentaires, la représentation des collectifs de travail au sein de l’entreprise et la défense politique de droits collectifs. Mais sa présence, dans la fonction publique (absente du conflit) et dans les grandes entreprises nationalisées ou récemment privatisées, ne lui permet pas de jouer ce rôle, tant les grandes entreprises ne jouent plus de rôle moteur dans les conquêtes sociales (pas de retombées vers les plus petites dont le réseau de sous-traitance est au contraire organisé autour du décalage social, pas d’intégration progressive des salariés périphériques). Le débat sur la généralisation de la grève illustre ce défi posé au syndicalisme. Le syndicalisme a pourtant joué son rôle ces derniers mois, en tension entre grandes et petites entreprises, grève générale et manifestations de masse, mobilisations professionnelles et syndicalisme territorial, porosités militantes et construction d’un outil au service de tous, loi et négociations. Sur fond de remise en cause du rôle de l’Etat, le mouvement sollicite le syndicalisme pour qu’il se positionne comme mouvement social et porte un projet pour toute la société.

Après le conflit de 2010 sur les retraites, Sophie BEROUD et Yvon KAREL ont publié un texte de bilan dans la revue Contretemps. Des syndicalistes toulousains de la CGT, FSU, Solidaires ont écrit une contribution à ce texte également publiée dans Contretemps. Dans le texte de 2010, on retrouve 3 préoccupations développées dans les articles de la Fondation Copernic 31 et de l’UPT publiées sur le site depuis le mois de mars 2016.

1-L’entrée en lutte du secteur privé/industriel, et une présence amoindrie voire affaiblie du public constatée dès 2010 et accentuée en 2016.
2-La difficulté à reconduire les grèves hormis quelques secteurs et ce malgré les débats un peu partout en 2010 et des appels à la généralisation de la grève en 2016.
3-La timidité de la gauche radicale dans les conflits, ce que nous avons appelé dans l’un de nos articles de 2016 la charte d’Amiens à l’envers, les partis ne s’occupe pas de la question sociale.

Deux textes que l’on peut lire ou relire avant la conférence débat avec Louis Marie BARNIER le mardi 20 septembre au Bijou

http://www.universitepopulairetoulouse.fr