Appel au vote de Myriam Martin : Macron et la Macronie, le hold up sur la République

Macron et la Macronie, le hold up sur la République
On le savait. Les coups allaient pleuvoir. Quand les puissants ont peur, ils se conduisent de manière ignominieuse. Mais là, on a touché le fond. Le problème n’est pas tant les mensonges, les approximations, les calomnies, les contre-vérités, non le problème c’est ce que ces différentes attitudes révèlent de la Macronie et de ses valets : un danger pour la République.
Il ne s’agit pas de renvoyer à l’envoyeur le procès en républicanisme, non, plus sérieusement il s’agit de bien comprendre ce qu’il y a derrière les attaques inquiétantes du président actuel de la République et de ses sbires. Ces gens là sont dangereux. Ils refusent tout simplement de débattre avec une coalition de gauche qui est en fait arrivée en tête au premier tour des élections législatives, au nom du « chaos que représenterait cette coalition de gauche » ! La République « serait en danger » avec nous ! Cette utilisation d’arguments d’autorité pour nous disqualifier n’est pas nouvelle, mais son utilisation outrancière en ce moment, en dit long sur la manière de traiter ses adversaires politiques : par le mépris, par la peur, et on peut dire même, par l’appel à la haine.
Je ne vais pas reproduire là la litanie d’âneries des Castaner, de Montchalin et d’autres, cela serait faire injure à l’intelligence humaine, mais rappeler que la peur peut être mauvaise conseillère. Elle a amené Christian Estrosi, homme de droite et maire de Nice, rallié à Macron, à dire qu’il faut « mettre hors d’état de nuire Jean Luc Mélenchon ». Cette expression est sans équivoque, elle est communément utilisée sans ambiguïté pour légitimer la violence, elle n’a pas, pour autant, ému plus que ça les commentateurs de la vie politique que sont les médias. Pourtant cela aurait dû éveiller leurs soupçons sur ce qu’il se passe dans ce pays et qui s’est construit avec la Macronie, le reste de la droite et même l’extrême droite à certaines occasions : un récit fictionnel du danger qu’incarnerait tout simplement une gauche déterminée qui n’a rien renié de ses combats sociaux pour la justice !
On est en fait à front renversé : faire croire que les « autres », ceux qui contestent l’ordre social établi, sont le danger alors qu’en fait ce qui menace notre pays c’est une oligarchie politique et financière au pouvoir depuis si longtemps qu’elle ne conçoit pas de le perdre. A tel point que pour ces législatives, des membres de la majorité présidentielle, ont sans ambiguïtés là non plus, donné des consignes de vote effarantes, renvoyant dos à dos un candidat de la gauche unie (notre coalition NUPES) et un candidat d’extrême droite. Là plus de « front républicain » ! Pourtant quand il s’est agi d’en appeler à l’Union Populaire et aux électeurs et électrices de Jean Luc Mélenchon après le premier tour des présidentielles pour battre Le Pen, il y avait du monde ! Les consignes de vote données en notre nom par Jean Luc Mélenchon, « pas une voix pour l’extrême droite » ont été claires. Mais certains faisaient la fine bouche et trouvaient que cela n’était pas assez. Et aujourd’hui les mêmes ne vont pas jusqu’à exprimer clairement « pas une voix pour l’extrême droite » quand face à celle-ci, il y a un candidat ou une candidate NUPES !
Comment justifier une telle attitude ? On pourrait penser qu’il s’agit encore de ce procès en républicanisme qui sert de prétexte à ces candidats qui refusent d’appeler à voter pour la NUPES face au RN. Cela va plus loin et c’est cela qui est inquiétant.
Quand la haine de la gauche sincère que nous représentons s’exprime ainsi, quand la peur des puissants de perdre pouvoir et privilèges leur fait perdre la raison, il y a de quoi être inquiet sur le fonctionnement du débat démocratique dans notre pays. Pire encore : traiter ainsi ses opposants politiques par des outrances et des dérapages incessants d’une violence absolue nous rappellent que la dérive autoritaire n’est jamais loin. Cela nous indique aussi que le pouvoir actuel méprise toute contestation et toute opposition. Pour lui, Les partisans de la NUPES sont désignés comme des « ennemis intérieurs ». Cette stigmatisation est lourde de signification, elle est porteuse de violence et de haine.
Inquiétant donc et ma foi, assez peu républicain !
Dans l’histoire de notre pays, à plusieurs reprises les partisans et les adversaires de la République se sont affrontés. La gauche, Républicaine, contre la droite, « orléaniste et bonapartiste ».
La gauche en effet a toujours été du côté de la République ! A tel point que la droite la plus réactionnaire dans les années 30, hostile au Front Populaire, coalition de gauche, mettait dans le même sac la « gueuse » (c’est ainsi qu’elle nommait la République) et la gauche politique et sociale.
Au fond la coalition de droite sous la houlette de LREM ne fait pas autre chose aujourd’hui. La seule différence c’est que cette droite libérale et de plus en plus autoritaire, a effectué le casse du siècle : le hold up sur la République !
Elle salit, vitupère, insulte la gauche sociale et écologique, et le fait au nom de la République !
Instaurer le SMIC à 1500 euros, une allocation d’autonomie pour les jeunes, réévaluer le montant des retraites ? Anti-républicain ! Instaurer la bifurcation écologique, poser la question du nucléaire dans le débat public ? Anti-républicain !
Tout notre programme est anti-républicain ! C’est l’expression magique des médiocres qui affolés, essaient de faire peur à leur tour au mépris de toute éthique et de toute morale. Dans ce florilège d’insultes et de vitupérations on voit de tout : la bêtise crasse, mais aussi le mépris et la haine de classe, la peur des classes populaires, pas trop gênantes pour l’instant quand elles ne votent pas et ne viennent pas perturber le cours des choses.
La peur de la chienlit.
« La NUPES, c’est la chienlit », a dit Dupont Moretti, le mal nommé ministre de la justice. Il a raison. N’ayons pas peur de revendiquer être la chienlit, bousculons l’ordre social actuel, redonnons à notre devise Républicaine, Liberté, Egalité, Fraternité, tout son sens.
Car la République, c’est nous !
Le 19 juin votons et gagnons avec la NUPES