Collectif de réflexion sur l’avenir de l’aéronautique, constitué par des salarié·es de l’aéronautique, des syndicalistes, des scientifiques, des économistes, des riverain-e-s de l’aéroport, des membres d’associations, des citoyen-ne-s

Texte fondateur du collectif: « Pensons l’aéronautique pour demain » constitué de membres des organisations suivantes: CGT Coordination aéronautique, EAS – étudiants pour une aéronautique soutenable, CCNAAT , riverains d’ATB, ATECOPOL, ATTAC Toulouse, Université Populaire de Toulouse, Les Amis du Monde Diplomatique, MANIFESTE pour l’industrie, Fondation COPERNIC.

Ce texte résume la réunion du 30 juin 2020 entre différents acteurs de l’aéronautique toulousaine.
Il s’agit de prolonger la rencontre du 16 juin au Bijou et de définir ce qui pourrait être construit ensemble dans l’objectif de défendre le secteur aéronautique, touché à la fois par les conséquences de la crise COVID et les nécessaires transformations à mettre en oeuvre pour accompagner la transition écologique.
Nous avons dressé les constats suivants :
  • -Sur le plan écologique, le trafic aérien doit entamer une décroissance, afin d’atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto et les accords de Paris.
  • Sur le plan économique, le territoire toulousain ne peut pas rester une mono-industrie, cela le rend trop vulnérable.
  • Sur le plan social, il faut préserver et défendre les emplois des bassins d’activité régionaux (agglomération toulousaine, Mecanic Valley, Tarbes, etc…).
Pour préserver l’emploi, l’environnement et les savoir-faire, les participants soulignent qu’une reconversion partielle du secteur est nécessaire, tout autant qu’une diversification de ses activités.
Pour réduire le trafic aérien, il faut entamer une réflexion collective sur nos modes de transport, leurs usages et leurs impacts, et donc déterminer des critères de comparaison (impact environnemental, rapidité, coûts, nuisances sonores et pollutions de l’air pour les populations survolées etc…). Il nous faut réfléchir à quels avions nous voulons faire voler et pourquoi. Ainsi, les participants souhaitent fixer plusieurs objectifs en vue d’une collaboration :
  • Etablir un plan de reconversion partielle, en recensant les attributs du secteur aéronautique : compétences des salarié.e.s, ressources matérielles, foncières et en équipements des entreprises, etc… Ces attributs, individuels ou collectifs, pourront ensuite être analysés pour déterminer leur potentiel d’utilisation dans un autre secteur.
  • Réfléchir collectivement au sens que nous voulons donner à l’aérien et à sa cohérence avec les autres modes de transport. Ainsi, nous donnerons plus de sens à notre industrie et aux emplois qu’elle continuera de sous-tendre et que nous souhaitons préserver. Nous tenons également à réfléchir plus largement à la façon dont nous voyageons.
En élargissant au maximum les bases de ce réseau en construction (à l’exception des partis politiques), nous proposons de porter les résultats auprès des décideurs, via des assises/états généraux de l’aéronautique dont les contours sont encore à définir (organisateurs, thèmes, invités,dates etc.) et/ou du lobbying auprès des pouvoirs publics et des entreprises.
Toulouse , le 31 aout 2020