Interdiction de manifester à Toulouse le 20 juin 2020 : toujours moins de libertés pour les citoyennes et les citoyens !

Communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme Toulouse

Il règne décidément un climat particulier à Toulouse en ce qui concerne le respect des libertés publiques. Certains élus en campagne et l’autorités préfectorales semblent considérer le droit à exprimer ses opinions dans l’espace public comme un exercice soumis à leur bonne volonté sélective, et la possibilité de l’exercer à leur estimation souveraine.

La situation ne s’améliore pas.

Ainsi, après que la préfecture de la Haute Garonne ait diffusé le communiqué suivant:  « La journée mondiale des réfugiés est un rendez-vous annuel au cours duquel acteurs institutionnels, associations, réfugiés et société civile se réunissent pour célébrer les valeurs d’accueil et de solidarité et faire découvrir les actions menées sur le territoire français en faveur des personnes accueillies », le préfet de la Haute-Garonne a décidé « d’interdire toute manifestation ou rassemblement revendicatif de plus de 10 personnes le samedi 20 juin 2020 à Toulouse. »

Alors que dans de nombreuses villes de France, de nombreuses initiatives pourront librement se développer dans l’espace public dans le cadre de la campagne nationale pour l’égalité des droits et la régularisation des sans-papiers, les places et rues de Toulouse seront interdites à cette initiative citoyenne.

La Ligue des droits de l’Homme de Toulouse dénonce cette nouvelle décision qui tend à faire de notre ville un territoire d’exception quant à la liberté fondamentale de se rassembler et de manifester. Elle appelle l’autorité préfectorale à revenir aux principes et pratiques républicains, permettant une sérénité sociale démocratique parce que garantie par les représentants de l’Etat.

Toulouse, le 20 juin 2020