La réponse à la réquisition, c’est la grève !

Loin d’abattre les salarié.e.s, les mesures de réquisition prises par les préfets en direction des sites de Esso à Gravenchon et de Total à Dunkerque ont contribué à augmenter la colère et la volonté des travailleurs.ses.

Dans le même temps, dans plusieurs centrales nucléaires, les équipes de maintenance sont en grève sur la question des salaires.

Les appels syndicaux et les initiatives se sont multipliés pour appeler à la solidarité et à l’élargissement des conflits en cours.

La Gauche écosocialiste apporte sa totale solidarité avec les salarié.e.s en lutte et appelle à participer à toutes les initiatives locales et nationales, comme la marche contre la vie chère et l’inaction climatique du 16 octobre et la grève interprofessionnelle du 18 octobre.

Dans un contexte d’inflation galopante, les salaires, le blocage des prix de première nécessité, la répartition des richesses prennent une place centrale.

Dans toutes les négociations salariales, les augmentations proposées sont inférieures à l’inflation constatée.

Il en est de même pour Total Énergies qui a engrangé 18 milliards de profits pour le premier semestre de 2022 et qui préfère engraisser ses actionnaires : 2,62 milliards versés maintenant à titre d’acompte et 9,8 milliards en tout sur 2022.

Le Medef craint la généralisation de la grève. Par la réquisition, négation du droit de grève, Macron et son gouvernement qui se refusent à taxer les super-profits, lui prêtent main forte.

Mais la généralisation de la grève est en cours !

La CGT, Solidaires, la FSU, FO appellent à une nouvelle journée de mobilisation, d’action et de grève ce mardi 18 octobre pour défendre le droit de grève, pour exiger l’augmentation des salaires, des pensions, de minima sociaux, pour l’amélioration des conditions de vie et d’études.

La Gauche Écosocialiste soutient pleinement cet appel.

L’objectif est bien de faire reculer Total, Esso-Exxon Mobil et le patronat, d’obtenir satisfaction sur les revendications salariales.

Mais l’objectif est aussi de populariser la nécessité de socialiser le secteur de l’énergie, de dégager les moyens pour une bifurcation écologique indispensable au vu des catastrophiques climatiques récentes.

Dans ce contexte nouveau, la marche du 16 octobre peut être une étape importante pour justement généraliser la grève et l’étendre à de nouveau secteur de l’énergie et d’ailleurs.

On marche le 16 octobre et en grève le 18 octobre !

Communiqué de la Gauche écosocialiste du 14 octobre 2022.