« Le 17 on y était, le 24 on y sera ! »

L’Espace des Luttes de la France Insoumise appelle à rejoindre l’action du 24 novembre

Le weekend du 17-18 novembre a vu, pour la première fois, monter une vague de contestation de la politique d’Emmanuel Macron d’une ampleur telle qu’on en avait pas vue depuis très longtemps. Nous avons participé aux blocages citoyens des gilets jaunes et nous entendons bien participer aux prochains rendez-vous.

La hausse des taxes sur le carburant a été le déclencheur de ce mouvement spontané et massif dans tout le pays, pour toutes celles et ceux qui n’ont pas d’autres choix que de prendre leur voiture pour aller travailler. Mais ce mouvement exprime une colère populaire bien plus globale.

C’est la colère face à la vie chère, l’impossibilité de vivre de son salaire, trop bas, le point d’indice gelé ou le statut précaire de son travail. C’est le ras-le bol d’avoir le sentiment que le gouvernement nous fait les poches, par la hausse de la CSG, la suppression des APL tandis que les tarifs du gaz de l’électricité continuent d’augmenter. C’est le refus de subir plus encore l’effondrement des services publics, des déserts hospitaliers, gares et arrêts de train supprimés aux bureaux de Poste liquidés, c’est le sentiment de vivre sur des territoires abandonnés.

Mais c’est également la colère face aux privilèges des riches, pour qui l’ISF a été supprimé, face à l’impunité des multinationales qui polluent et se voient, elles, bénéficier de niches fiscales anti-écologiques comme Total, face aux milliards en CICE qui n’ont jamais réellement créé d’emplois. Ils polluent, nous payons, ça suffit!

Ce mouvement initié le 17, c’est une insurrection citoyenne qui fédère des hommes comme des femmes, majoritairement des salariés, du privé comme du public, mais également des chômeurs, des jeunes comme des retraités, des artisans, des travailleurs indépendants et des paysans. C’est la France qui bosse, celle qui voudrait bosser et celle qui a bossé, parfois très dur, et qui se sent méprisée par celles et ceux qui nous dirigent.

Sur le terrain, nombre de syndicalistes comme nous y ont pris part, en respectant pleinement le caractère citoyen et auto-organisé du mouvement. Quelles que soient les stratégies de dénigrement de la bande à Macron et nombre de médias, non, ce mouvement n’est pas un mouvement de “fachos” ! Non, ce mouvement n’est pas un mouvement anti écolo !

Nous appelons l’ensemble des syndicalistes, si ils et elles n’y sont pas déjà, à rejoindre les Gilets Jaunes. Continuons à convaincre nos collègues, nos camarades de rejoindre le mouvement, dans le respect de son auto-organisation. Contribuons à faire converger le plus grand nombres de luttes et de citoyen-ne-s sur la place de la Concorde !

Le 24 novembre, comme prévu depuis longtemps, nous participerons à la marche contre les violences faites aux femmes, car pour nous la lutte contre la domination patriarcale est essentielle. Puis nous participerons également aux rendez-vous et actions des gilets jaunes qui seront fixés, parce que nous faisons partie des gilets jaunes !

Et d’ici là, et après, sur nos lieux de travail comme dans nos quartiers, contribuons à convaincre et à mobiliser !  »

Je signe l’appel