Lettre de Myriam MARTIN aux électrices et aux électeurs

Madame, Monsieur,

Nous vivons un moment particulier de notre histoire. Il y-a quelques jours, un individu proche des réseaux d’extrême-droite a tenté de s’en prendre physiquement au président de la République. Cette même semaine, une vidéo appelant à cribler de balles un électeur de la France insoumise a été diffusée sur internet par un sympathisant du Rassemblement National. Il y-a quelques semaines encore, des militants royalistes ont tenté de rentrer de force au sein du Conseil Régional d’Occitanie pour intimider les élus qui y étaient présents. Dans le même temps, des anciens militaires proche de Marine Le Pen menaçaient d’une intervention militaire les institutions de la République. Je suis moi-même l’objet de menaces et d’intimidations en raison de mes engagements politiques et antiracistes pour lesquelles j’ai saisi le Procureur de la République de Toulouse.

C’est dans ce contexte extraordinaire que vont avoir lieu les prochaines élections régionales, dont le premier tour est prévu le 20 juin prochain. Bien évidemment, il s’agit en premier lieu de choisir la composition du futur Conseil Régional. Cette institution est importante : il s’y décide des pans entiers de notre vie. Les transports régionaux, les lycées, le développement économique ou encore l’agriculture font partie de ses compétences. Mon projet propose de donner la priorité à la protection de l’emploi et de la santé ainsi qu’à une bifurcation écologique cohérente.

Mais il s’agira aussi d’apporter un sursaut à ce contexte nauséabond. L’extrême-droite se présente à nouveau à cette élection. En 2015, elle réalisa un score important et envoya notamment siéger au sein du Conseil Régional des élus intégristes et même un membre des mêmes réseaux Le droit de chaque citoyen de vivre en sécurité dans notre région est une priorité. Mais ce droit dépend très peu des compétences du Conseil Régional. Nous pouvons agir sur les transports par exemple en rétablissant la présence humaine systématique dans chaque train régional, alors que celle-ci a été supprimée par la présidente de région sortante. Le Rassemblement National ne s’y est d’ailleurs pas opposé, contrairement aux élus insoumis.

Mais il faut se garder sur ce thème de faire de la surenchère. C’est pourtant ce que fait Carole Delga quand elle propose que la région participe au financement des polices municipales, ce qui est complètement en dehors du champ républicain des compétences régionales. Ou pire encore, quand elle regrette de ne pas pouvoir participer à une manifestation devant l’Assemblée Nationale de syndicats de police qui appellent à « faire céder les digues de la constitution et de la loi » et s’en prennent à l’institution judiciaire.

Je propose un autre chemin. Il est sûr de ses valeurs. Il permet de protéger l’emploi et la santé, de donner un avenir à notre jeunesse et d’ouvrir le chemin de jours plus heureux. Il porte l’ambition de gouverner la région pour améliorer les vie des gens et ainsi faire reculer les idées d’extrême-droite.

Madame, Monsieur, ce 20 juin, votre choix sera important. L’extrême-droite a toujours utilisé la peur pour réduire les libertés démocratiques. Exerçons-les au contraire pleinement. La menace de l’extrême-droite ne doit pas conduire à dénaturer le sens de cette élection. L’élection régionale est une élection proportionnelle à deux tours. Le RN n’a aucune chance de l’emporter au premier. Le 20 juin, je vous invite à choisir librement le projet que vous souhaitez voir mis en œuvre et les élus pour le porter. C’est ce vote de conviction qui fera reculer les idées d’extrême-droite.

Je vous invite à aussi à un vote de résistance et d’espoir. Résistance et espoir face à la politique nationale d’Emmanuel Macron. Résistance et espoir face à la montée, dans notre pays, des idées d’extrême-droite. Résistance et espoir pour une autre politique régionale à la hauteur de l’urgence sociale et de l’impératif écologique.

Nous sommes l’Occitanie populaire. Ensemble, retrouvons le goût du bonheur.

Je compte sur vous.

Myriam Martin,
Tête de liste d’Occitanie Populaire