Retrait de la loi Travail : Pas de vacances pour la mobilisation à Toulouse ! Nouvelle journée d’action le 5 juillet. Communiqué intersyndical.

La semaine passée a encore été l’occasion de descendre dans les rues de Toulouse pour affirmer notre détermination à exiger de ce gouvernement le retrait de la Loi Travail.

Ces 15ème et 16ème manifestations ont encore une fois été bien suivies sur Toulouse. Le 23 juin prés de 12000 personnes ont arpenté les boulevards, et le 28 juin dés le matin les syndicats ont bloqué la plateforme EDF Serval de Castelnau-d’Estrétefonds avant de rejoindre le cortège qui s’est terminé place Saint-Etienne devant la Préfecture où une délégation a remis un «procès-verbal» de la votation citoyenne qui a rassemblé plus de 10 000 bulletins de salariés (privé et public) dans le département.

Les rencontres des représentants nationaux des syndicats avec le 1er ministre ont abouti à une impasse, ce gouvernement reste campé sur son passage en force refusant toujours de voir qu’il n’a pas la majorité dans la population massivement opposée à cette loi, hier Hollande annonçait la probable utilisation à nouveau du 49-3.

Malgré la période estivale et les vacances qui démarrent, les sept syndicats opposés à cette loi (CGT, FO, Solidaires, FSU, l’Unef, l’UNL et FIDL) projettent déjà de descendre à nouveau dans la rue, le 5 juillet, jour où le projet de loi El Khomri revient devant l’Assemblée nationale.

Sur Toulouse, les syndicats assurent que d’autres actions seront à venir : présence sur les départs et arrivées du Tour de France dans le département, opérations «péage gratuit». Concernant le mardi 5 juillet, le RDV est fixé : la manifestation partira du Monument aux mort, métro Francois Verdier à 12h00.


COMMUNIQUE CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Le souffle ne nous manque pas !

jeudi 30 juin 2016

La journée du 28 juin a été comme toutes les autres journées de mobilisation depuis 4 mois, réclamant le retrait du projet de loi et l’obtention de nouveaux droits, un succès des salarié-es, jeunes, privé-es d’emplois et retraité-es, succès et détermination qui ne s’essoufflent pas ! Ceci malgré certaines conditions de manifestation qui n’ont pas permis à toutes et à tous d’y participer.

Les premiers résultats de la votation citoyenne, lancée par les organisations syndicales depuis un mois, ont été remis à l’Elysée au conseiller social du Président de la République le 28 juin au matin ainsi que dans les préfectures pour les votations départementales. Plus de 700 000 votants, 15 796 bureaux de votes principalement dans les entreprises, 92% des votants pour le retrait du projet de loi travail, viennent renforcer l’ensemble des rassemblements, actions et manifestations unitaires.

De même, l’opinion publique dans les derniers sondages soutient toujours la mobilisation contre ce projet de loi, 70% disent même qu’ils sont contre l’utilisation du 49.3 pour le faire adopter.

Ce projet est minoritaire à tout point de vue.

Le Premier ministre a organisé des rencontres bilatérales le 29 juin. Les organisations signataires déplorent qu’il ait exclu de ces rendez-vous certaines organisations syndicales et de jeunesse, notamment celles engagées dans la lutte contre le projet de loi travail.

Pour autant, le gouvernement reste sourd aux propositions, particulièrement destinées à établir de nouveaux droits et à lutter contre le dumping social. Les amendements au projet de loi avancés par le gouvernement ne sont pas de nature à modifier profondément ce texte, même si certaines modifications sont à mettre au crédit des mobilisations.

Par ailleurs, ce projet de loi contrevient aux conventions internationales de l’OIT et vient d’être sanctionné par le Comité des droits économiques et sociaux et culturels de l’ONU au regard des effets sur la protection sociale des salariés et la précarité qu’il engendre.

Compte tenu de cette situation, les organisations signataires appellent à poursuivre la mobilisation contre ce projet de loi, sur des formes à déterminer localement, durant le débat parlementaire, notamment le 5 juillet.Les organisations syndicales et de jeunesse conviennent de se retrouver le 8 juillet afin de discuter des suites à donner après le débat parlementaire.

Paris, le 30 juin 2016